Les Toises – Centre de psychiatrie et psychotérapie a le plaisir de vous informer de l’ouverture de son établissement de Bienne. La mission de cette nouvelle structure est d’offrir des soins ambulatoires de qualité aux enfants, adolescents et adultes de tous âges présentant des troubles psychiques.

La “deuxième vague” sera-t-elle psychiatrique ? Depuis le début de la crise sanitaire, c’était une inquiétude dans le domaine de la santé mentale : la crainte d’une vague épidémique dans les services de psychiatrie. Des lits spécialement créés pour les patients psychiatriques infectés par le Covid-19 avaient été prévus dans certains hôpitaux, mais sont souvent restés vides. “La première chose a été l’étonnement de voir que nos unités n’ont pas été submergées comme nous anticipions”, constate Michel Lejoyeux, chef de service de psychiatrie à l’hôpital Bichat à Paris, et au GHU psychiatrie et neurosciences, “nous avions 20 lits pour des patients Covid-19, et ils n’ont jamais été remplis”.

Finalement peu touchés par l’épidémie, que cela soit grâce à certains traitements propres à la psychiatrie, ou à l’isolement de certains malades, les services de psychiatrie partagent tout de même une inquiétude, celle de voir se multiplier les patients alors que la crise épidémique baisse en intensité. Dans une interview au Monde, le délégué ministériel à la Santé mentale, Frank Bellivier, constatait, très récemment, “une augmentation des symptômes

Pendant le sommeil paradoxal, une phase du sommeil durant laquelle nous rêvons beaucoup, plusieurs zones cérébrales et circuits neuronaux ont une activité intense. Nous n’en connaissons pas encore très bien l’intérêt, mais une équipe de chercheurs menée par le neurobiologiste Antoine Adamantidis, de l’Université de Berne, vient de découvrir un lien entre l’activité neuronale dans l’hypothalamus pendant cette phase et le comportement alimentaire chez des souris.

Parmi les régions cérébrales très sollicitées lors du sommeil paradoxal, on trouve des centres responsables de la régulation des souvenirs et des émotions. L’hypothalamus latéral, une petite structure du diencéphale que tous les mammifères ont conservée de leur évolution, connaît aussi une activité accrue pendant cette phase du sommeil. En phase d’éveil, les neurones de cette zone du cerveau orchestrent l’appétit et la prise alimentaire. Ils jouent aussi un rôle important dans la motivation etl’addiction. En étudiant cette région du cerveau, les chercheurs ont découvert que les souris se nourrissaient moins quand l’activité de ces neurones était entravée. « Cela signifie que le sommeil paradoxal est nécessaire à la stabilité de la prise alimentaire », écrit Antoine Adamantidis.

Cette découverte fait penser qu’outre la durée du sommeil, la qualité du sommeil est aussi importante pour se sentir bien. Quand nous dormons, nous passons par différentes phases de sommeil qui contribuent, chacune à sa manière, à notre sensation d’être bien reposé le lendemain. L’une de ces phases est justement le sommeil paradoxal. Reste à démontrer si l’on peut aussi observer un changement de comportement alimentaire chez l’homme quand l’activité des neurones concernés est entravée. Les chercheurs insistent cependant sur l’importance d’un sommeil de qualité pour notre comportement alimentaire. « C’est d’autant plus décisif dans notre société, puisque non seulement la durée de sommeil diminue, mais la qualité du sommeil est aussi mise à rude épreuve par le travail en horaire décalé, la lumière artificielle et la vie sociale en décalage des jeunes. »

Ce rapport entre activité cérébrale lors du sommeil paradoxal et comportement alimentaire pourrait servir à mettre au point de nouvelles thérapies contre les troubles alimentaires. Cette découverte pourrait en outre intéresser la recherche sur la motivation et l’addiction.

Quels mécanismes neurochimiques peuvent expliquer ce phénomène ? Dans le cadre d’une étude contre placebo
portant sur 60 personnes, Natasha Mason de l’Université de Maastricht et son équipe ont démontré, pour la première fois chez l’homme, que la psilocybine entraîne une augmentation de la quantité de glutamate sur la face médiale du cortex préfrontal, et donc une diminution de ce neurotransmetteur dans l’hippocampe. Ces deux régions du cerveau jouent un rôle important dans les expériences psychédéliques.

Six heures après l’ingestion de psilocybine, les participants ont fait part de leur ressenti dans deux questionnaires : l’un consacré à la modification de l’état de conscience et l’autre à la dissolution du moi. Tandis que l’augmentation de glutamate dans le cortex semble avoir induit des sensations désagréables chez les personnes participant à l’essai, comme des angoisses et une perte de contrôle sur leurs pensées et leurs décisions, la diminution du glutamate dans l’hippocampe a suscité des sensations de connexion avec le monde et des expériences spirituelles.

L’hippocampe renferme la structure la plus importante de la mémoire. Jusqu’à présent, la recherche concernant les effets des psychédéliques sur les modèles de connectivité cérébrale suggérait qu’une diminution temporaire, voire la perte de l’accès aux souvenirs de notre vie, pouvait contribuer à un « effacement du moi ». Ces nouveaux résultats révèlent que la variation du taux de glutamate dans l’hippocampe pourrait jouer un rôle majeur dans ce processus.

La maladie d’Alzheimer est souvent connue pour les pertes de mémoires que présentent les patients. C’est une maladie évolutive qui commence généralement par un syndrome amnésique isolé, progressif et inconnu du patient. Progressivement s’installent des troubles du langage (aphasie), de l’écriture (dysorthographie), du mouvement (apraxie), et la perte de la capacité à reconnaitre des objets et des visages (agnosie). A ces symptômes peuvent s’associer des troubles de l’humeur (anxiété, dépression, irritabilité), du comportement et du sommeil.

La maladie se caractérise par deux atteintes cérébrales :

– Les plaques amyloïdes (ou séniles) sont constituées d’agrégats de peptides β-amyloïde. Dans un cerveau sain la protéine β-amyloïde est coupée en fragments (peptides) solubles. Au cours de la maladie d’Alzheimer ces peptides perdent leur solubilité et s’accumulent de façon anormale dans le cerveau.

– Une accumulation de protéine TAU dans les neurones qui conduit à la dégénérescence neurofibrillaire et à la mort des neurones. Cette protéine en condition normale participe à la stabilité de la structure des neurones.

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